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jeudi 14 octobre 2010

Bilan CHILI

Post 1/3 du jour, pensez a lire les 2 autres !!


Bon, je sais ça fait très longtemps que j’aurais du le faire mais voici, après 2 mois de retard et 187 courrier de mécontentement de mes lecteurs, le bilan du CHILI. Au final c’est un des pays dans lesquels je serais resté le plus longtemps avec plus d’1 mois. Il faut dire que le pays est grand et long (un lecteur anonyme dit « comme toi »…). ET c’est un vrai bonheur pour les amateurs de sport et de nature ! Pour ceux qui aiment le trekking, le rafting, l’escalade, et encore le trekking, il suffit de choisir la bonne époque et c’est un paradis. En revanche, pour les amateurs de fêtes, de bonnes bouffes et de belles filles, passez plutôt de l’autre côté des andes…


Place maintenant au traditionnel bilan mais qui va aller vite parce que je fatigue et que vous aussi probablement !

NOURRITURE (4/10) :

Comme je viens de le dire, c’est au Chili je pense que j’ai le plus médiocrement mangé… A croire que les chilien n’ont pas de palais… Les quelques spécialités locales que l’ont a goûté (le curanto, le lomo a lo pobre) étaient lourdes, peu goûteuses et mal préparées… Je pensais au moins trouver de la bonne viande mais… non, pas spécialement, à part peut être à San Pedro de Atacama où l’on mange pas trop mal.

FEMMES (2/10):

Aïe !!! Là, c’est VRAIMENT le désert de l’Atacama à l’échelle du pays. Sur le plus d’1 mois passés dans le pays, je n’ai pas souvenir d’avoir vu une jolie fille. Peut être à la limite à San Pedro ici aussi mais rien de bien enchanteur. Elles sont petites, plutôt grassouillettes et trop typées.

MONUMENTS (6/10):

Heureusement que l’île de Pâques est chilienne car ça fait gagner 4 points à la rubrique !!! Dans le reste du pays ce n’est pas les vieilles pierres qui impressionnent ! Santiago n’est pas spécialement beau ; en Patagonie il n’y a rien à voir, dans l’Atacama non plus. On rajoute donc 1,5 point pour Valparaiso et 0,5 pour l’île de Chiloé. Mais l’île de Pâques est vraiment un endroit magique comme il en existe peu sur notre bonne vieille terre. Cadre joli, statues mystiques et mystérieuses. Mes 3 éléments clefs pour un beau site sont atteints (monument en lui-même, environnement, et l’atmosphère).



PAYSAGES (9,5/10) :

Le regret que me donne le Chili est d’avoir mis de trop bonnes notes à l’Indonésie ou la Chine presqu’il devrait y avoir 1,5 ou 2 points d’écart en faveur du Chili. Encore un fois avec un pays aussi étendu, c’est sûr que la probabilité de voir des beaux paysages est forte mais au Chili il y a tout ce que tu veux ! Des montagnes, lacs et glaciers dans le plus beau parc naturel du monde (Torres del Paine), des déserts et des lagunes dans l’endroit le plus sec du monde (désert de l’Atacama), ou encore l’endroit où il pleut le plus dans le monde (l’île de Chiloé). La diversité de paysage est incroyable et dans chaque domaine, les paysages sont à couper le souffle. Gros coup de cœur pour le Torres del Paine (la lumière magnifique, le lago Grey et ses icebergs) et le désert de l’Atacama.





POPULATION (5/10) :

Les chiliens sont un peu neutres… Ni gentils ni méchants. Bref, pas grand-chose à dire sur eux à part qu’ils ont l’air assez malheureux.



INFRASTRUCTURES (FACILITE DE TRANSPORT, ACCES INTERNET) (8/10) :

Le réseau de bus ici est canon. Les bus sont à l’heure et souvent en très bon état. Internet se trouve presque partout et à des vitesses correctes.




NOTE GLOBALE : La moyenne utilisant les coefficients de ces 6 paramètres conduit à 6,3/10, un peu plombé par la bouffe et les femmes (si on peut les appeler comme ça…).

Globalement mon ressenti du voyage ressort plutôt à 7/10.

Côté budget, je m’attendais à plus cher. J’avais eu des échos sur la chereté du pays mais au final, on s’en tire pour pas trop cher.





Globalement ce que j’ai aimé au Chili :

- Les paysages à couper le souffle un peu partout dans le pays

- La facilité de transport

- La fierté des gens d’être chiliens (Chi Chi Chi, Lé Lé Lé, Viva Chile !)

- L’hotel Dreams à Punta arenas, le meilleur rapport qualité / prix pour un hotel de luxe au monde

- Les paysages !!

Ce que j’ai moins aimé :

- Les looooongues heures de bus (heureusement confortables)

- La nourriture

- Les femmes

- L’exploitation des ressources par le pays, ne tenant pas compte des problématiques écologiques.




Gros bisous à tous !!!

jeudi 9 septembre 2010

Lagunas altiplanicas

Première constatation : l’alcool tape plus vite à 2500 mètres d’altitude. On sort à l’instant d’un diner un peu arrosé, avec Julien et Sophia, 2 français rencontrés aujourd’hui et qui, chance pour moi, sont médecin ou sur le point de l’être et on donc pu me conseiller par rapport à mon pied (je vais vous poster l’évolution tous les jours je crois !!!!). Par contre, les chiliens ont un problème avec les vins bouchonnés. Après 2 bouteilles renvoyées à Punta arenas, encore une aujourd’hui…


Les tribulations d’un homme alcoolisé n’intéressant personne (au mieux, ma maman chérie va juste croire que je suis réellement un alcoolique ;-)), je passe sur les tribulations de la journée.

Aujourd’hui, c’était la journée lagunes, autour du salar d’Atatcama (le 3ème plus grand salar du monde). Et encore une fois, et pour manquer d’originalité, c’était bien beau. Des lagunes à 4200 mètres d’altitude, entourées de cônes volcaniques, ou encore des lagunes au milieu du Salar, avec des flamands roses passant à 10 mètres au dessus de nos têtes, dans un vol hyper-gracieux.



En fait tout est dans la lumière et les couleurs ici. Les couleurs des roches sont très belles et changent en fonction des mineraux contenus dans celle-ci. Sur une même montagne, on peut avoir de l’ocre, du rouge, du jaune et du blanc sans soucis.

Enfin, la visite de la journée (marquée par un petit flip quand on nous a annoncé que le bus n’avait plus de courroie d’accélérateur en plein milieu du désert !!!), s’est terminée à Toconao, petite ville alimentée par une petite rivière. Et c’est assez surprenant de voir un tel débit alors que la zone est si aride (l’Atacama est le désert le plus aride du monde (environ 3 cm d’eau par an, soit 4 fois moins que le sahara)).



Demain, grand départ pour la Bolivie. Surement moins de connexion internet, mais checkez quand même parce que ça risque d'être assez dingue !



Bisous



Laurent



PS : mon pied (âmes sensibles s’abstenir…) qui devient un peu noir. Des très belles couleurs aussi !

mercredi 8 septembre 2010

Le chaud et le froid – la journée des extrêmes

Warning : âmes sensibles, arrêtez de lire ce post lorsque l’on quitte les geysers ou passez vite sur une photo… Pour les amateurs de viande, barbecue et autres parilladas, libre à vous d’agrandir la photo !


Après des paysages proches de Petra en Jordanie, avec des montagnes ocre, des canyons et de la chaleur, c’était plutôt vers l’Islande, Yellowstone qu’il fallait chercher pour la journée d’aujourd’hui.

En effet, nous avions rendez vous avec le champ géothermique le plus haut du monde. En gros, des geysers situés à 4300 mètres d’altitude… Première mauvaise nouvelle, l’heure du départ : 4 heures du matin afin d’arriver sur zone quand la différence de température entre l’extérieur et l’eau des geysers est optimale. Et du coup, j’ai atteint mon record de froid pendant ce périple avec un bon -10,5°C (désolé Céc !).


ET ça pêle grave !! Au niveau des mains, ça allait grâce à mes 2 épaisseurs de gros gants, mais au niveau des pieds, c’était assez rude. J’avais 10 mister freeze goût chaussette au bout des pieds. Mais comme souvent c’est quand tu en ch… que ça vaut la peine. Deuxième mauvaise nouvelle : encore un grand groupe, avec le sosie du professeur Strauss (H) et de mon oncle Xavier, mais pas la crécerelle d’hier !

Il faut imaginer un champ de petits geysers d’environ 1 km sur 500 mètres. De la fumée sortant de la terre et de temps en temps, l’eau entrant en ébullition et jaillissant à 2 mètres du sol (à ce niveau, je pense que l’Islande et Yellowstone sont loin devant), et retombant presque glacé au contact avec l’air. Tout ça est très beau mais devient magnifique lorsque les premiers rayons de l’astre solaire viennent caresser les fumerolles.





On est restés environ 2 heures sur place avant de repartir faire une baignade dans un petit ruisseau alimenté avec de l’eau bouillante. C’est assez amusant parce que, dans le même ruisseau se déversent à la fois de l’eau bouillante (à cette altitude, ça bout à 85°) et de l’eau glacée. Donc à 2 mètres près, sur le ruisseau, on peut avoir de l’eau à 80° et de l’eau à 40°. Donc il vaut mieux ne pas se planter d’endroit !


Mais moi, vu que je suis un foufou et vu qu’il n’y avait pas un lapin rose m’indiquant que si je plongeais dans l’eau chaude je pourrais me blesser très fort, et ben j’ai préféré aller goûter l’eau à 80°… Après le froid du matin, l’ébouillantage du midi… ET je confirme, ça brûle ! Plutôt mon cerveau a préféré ne pas me faire voir la glace qui était au bord de l’arrivée d’eau bouillante, et j’ai donc glissé comme une m… jusqu’à l’eau.

le lieu du drame. La glace sur le bord et l'eau bouilante...
Le pied gauche a passé environ 1 seconde sous l’eau (jusqu’à la cheville), le temps d’arriver au fond du ruisseau et de repousser. Je peux vous dire en tout cas que je ne suis pas mécontent d’avoir dépensé 30€ de plus pour avoir des chaussures en gore-tex (waterproof). Car grâce a elles, je n’ai pas pied + cheville de brûlés mais que la cheville… Je me console comme je peux… Enlevage chaussure et chaussettes en urgence, et refroidissement avec la glace sur laquelle j’ai glissé (préférez une eau tiède ruisselante pendant 10 minutes! mais j'ai fait avec les moyens du bord). Mais c’était déjà moche. A peine le temps d’enlever la chaussette que la peau en dessous avait déjà fondu… Y’avait pas d’odeur de barbecue mais ce n’était pas loin !

ATTENTION, LA PHOTO ARRIVE!
Résultat, je n’ai même pas pu aller me baigner dans l’eau à 40° (chat échaudé craint l’eau froide…). Et j’ai jonglé pendant 2 bonnes heures. Et depuis, je suis une espèce de cloque géante ! Coup de fil à ma petite sœur préférée pour prendre des conseils et atelier vidage de cloque (y’en a de l’eau !) avec mon couteau suisse (dédicace Mc Gyver) et desinfectage avec mes moyens du bord… A priori, c’est une brûlure au second degré superficielle. J’espère juste que ça va bien cicatriser, pas s’infecter (le premier hosto potable doit être à environ 25 heures de bus…) et que ça ne va pas me pourrir les prochaines excursions. Ce soir nous envisagions d’aller voir les étoiles, mais je crois que c’est mort… Dommage. De son côté Nico pète la forme, malgré quelques maux de tête pré-menstruation.
je kiffe mes espadrilles!

L’excursion a ensuite longé une petite rivière pleine d’oiseaux et des paysages remplis de vigognes, de lamas et de CAIlloux !

 J’ai essayé, clopin clopan (je demande l’aide du public pour l’orthographe), de suivre le groupe pour les quelques petites marches. On a pu continuer à voir de beaux paysages et des cactus géants, mais j’ai du renoncer pour un canyon avec une petite chute d’eau de 2-3 mètres.


Pas très grave sauf qu’il y avait 2 naïades totalement nues dans le ruisseau. Environ 120 ans à elles d’eux. Apparemment un régal ! Nicolas est revenu 20 minutes après tout le monde dans le bus, je n’ai pas trop osé lui demander pourquoi, mais il arbore un sourire des grands jours…

mardi 7 septembre 2010

Atacama - Valle de la Muerte / de la luna et Valpo ter

Hola qué tal ? Muy bien y tu ? Quiero un panqueque de dulce de leche con azucar por fa.


Oui, je suis toujours au Chili et mon espagnol s’améliore de jour en jour. On a essayé de faire croire aujourd’hui qu’on était chileno mais je crois qu’il nous reste un peu de boulot. J’ai dans ce but précis décidé de me laisser pousser le mulet de rigueur, me cramer le visage au soleil, me mettre des élastiques aux couleurs de l’Afrique n’importe comment dans les cheveux, et j’arrête enfin de prononcer les s dans les mots.

Et où sommes-nous ? Et bien dans le désert de l’Atacama, le plus aride au monde. Plus précisément à San Pedro de atacama, petit village sympathique composé à 90% d’hôtels et de restaurants, posé en plein désert de roche et de sable. Le village est assez charmant (des maisons de terre très basses, aux tons ocres, ou toutes blanches, avec, pour cause de « mois de la patrie » des drapeaux chilien partout) et, en plus, kif des kif pour moi, est gorgé de soleil !!!

Et ça tape ! On est à 2500 mètres d’altitude et il n’y a pas un nuage (c’est un des ciels les plus purs du monde). On a été bien contents en tout cas d’y arriver dans ce bout du monde ! Pour cela, on a mis pas moins de 26 heures en bus (en vous épargnant le temps d’escales). Valparaiso – Santiago (3ème session Valpo pour moi, vous reconnaitrez certains personnages dans les photos), puis Santiago Calama (23 heures) et enfin Calama – San Pedro (1H30). Le temps de regarder moult films pourris dans les bus (versions pirates russes en espagnol) et de récupérer un peu. Franchement, même si c’était long, une journée de sieste et de glande m’a fait du bien. En plus, avec les fauteuils « luxe » qu’on avait, j’ai presque mieux dormis que dans un lit normal !
Les petits points sont des gens en train de gravir la dune pour la redescendre en Sand Board

Première série de photos sera celle de Valparaiso, pour la 3ème fois (si vous êtes lassés par cette ville (pas moi), passez en bas, y’a de belles choses). Et toujours les mêmes personnages qu’on retrouve aux mêmes endroits ! J’avais l’impression d’être un guide touristique avec Nico. A la différence des 2 premières fois, on s’est offert le tour du port en bateau (dédicace Cécile et jean), et c’était pas mal ! Ca a permis de voir des loups de mer (Math, je te laisse corriger si c’est autre chose !) et une vue différente sur la ville.

ca doit être une argentine. En tout cas, même les murs la matent!





Après notre long voyage, et une arrivée tardive (23 heures, heureusement, notre hotel (Eden) venait nous chercher au terminal de bus), grosse nuit bien méritée. Le lendemain (aujourd’hui), la mission était d’organiser des excursions pour les prochains jours. Aujourd’hui vallée de la mort et de la lune ; demain, les geysers ; après demain, les lagunes, et enfin ensuite 3 jours d’expéditions pour finir au Salar d’Uyuni. Gros programme en perspective et je pense qu’il y aura des post fréquents (1 par jour au moins les 3 prochains jours) donc surveillez bien le site !
Ascension de la dune à la vallée de la Lune pour le coucher de soleil

L’expédition aujourd’hui partait à 15H. Gros mini bus de 14 personnes. On ne kiffe pas trop (surtout qu’on avait booké au départ dans une agence où on devait être que 6) et ça empire quand la guide fait la GO de club Med (comment ça va aujourd’huiiiiii ??? je vous ai pas entendu, COMMENT ça va aujourd’hui !!!!!????). TU ME FATIGUES !!! ME ESTAS CANSANDO !!! Ajoutez à cela, une voix surpuissante m’éclatant les tympans et ça partait mal. Mais la suite et les paysages magnifiques nous ont vite fait oublier ce mauvais départ.

Le désert est partout, avec d’un côté la cordillière des andes (mais à ces altitude et avec tout ce soleil, pas de neige), de l’autre une autre chaine de montagne et au milieu le Salar et les vallées de la Mort et de la Lune.

"l'amphithéatre" de la vallée de la Lune
C’est assez magique. C’est calme (quand on réussit à semer les mini-bus de touristes), c’est beau et on entend parfois le bruit de la roche bouger sous l’effet du soleil.
Je fournis le 06 de cet individu sur demande


Le clou du spectacle était le coucher du soleil, en haut d’une dune, et en surplomb de la vallée de la Lune, avec au fond la cordillière des Andes et ses volcans (le cône au loin s’élève à 5900 mètres), et des couleurs incroyables et changeantes avec le soleil couchant. Beaucoup plus impressionnant qu'à Uluru par exemple en termes de changements de couleurs.



Demain, départ 4 heures du mat’ (donc je me dépêche de finir), pour aller voir les geysers les plus hauts du monde (4200 mètres). On espère que nos petits organismes s’habitueront à l’altitude !